LE LABORATOIRE DE RECHERCHE EN SCIENCES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION DU CELSA
EA 1498
Chapitre

Élie Faure et l’expérience indienne. Impressions, socio-poétique et discours critique d’un reportage publié par Le Petit Parisien : Mon périple (1931-1932)

Actes du colloque International : L'Inde, ce non-moi mien des penseurs et des écrivains européens
L'Inde, ce non-moi mien des penseurs et des écrivains européens, sous la direction de Vanezia Parlea, Presses Universitaires de Bucarest, coll. « Actes de colloque », 2019, 16

Premières lignes : 

En 1931, à l’âge de cinquante-huit ans, tandis que les pavillons de l’Exposition coloniale internationale présentent en France un inventaire exotique et pittoresque des territoires éloignés, Élie Faure (1873-1937), historien de l’art renommé, esthéticien, critique et essayiste, entreprend un tour du monde de sept mois en tant que conférencier universitaire invité, dans le sillon de son oncle géographe Élisée Reclus. Avant son départ, Faure signe un contrat avec Le Petit Parisien qui le financera en partie par la publication en feuilleton de ses impressions de voyage dans le journal. Le parcours viatique est planifié à l’avance, il s’agit d’une traversée de l’Atlantique et du Pacifique jusqu’à l’océan Indien. De l’est à l’ouest, l’universitaire parcourt des contrées lointaines et donne des communications dans différentes universités, aux Etats-Unis, au Mexique, au Japon, en Chine, en Indochine, en Inde, en Palestine puis en Egypte, en tout une vingtaine de conférences financées[1]. Oeuvre moins connue que la monumentale Histoire de l’Art[2] ou L’Esprit des formes[3], le récit de long format intitulé Mon Périple constitue une expérience singulière dans la carrière de Faure dont notre étude propose une analyse des discours sur la confrontation indienne. Précisons que si, sur l’ensemble des articles rédigés lors du voyage autour du monde, Le Petit Parisien n’en publie que treize sur vingt-trois, le parcours en Inde est restitué dans sa quasi intégralité puisque les cinq parutions au long cours dans le quotidien, du 29 décembre 1931 au 2 mai 1932, correspondent aux cinq chapitres restituant les étapes indiennes dans l’ouvrage, auxquels s’ajoute une chronique supplémentaire, rédigée à Bombay, en janvier 1932. 

 

[1] Juliette Hoffenberg, préface à Élie Faure, Mon périple, Paris, éd. Seghers, 1987, 1ère éd. 1932, p. 11.

[2] Élie Faure, Histoire de l’Art, Paris, 1èreéd. H. Floury Libraire-éditeur, 1909-1914, 3 vol. Vol. 1 : Art antique, 1909, 236 p. ; vol. 2 : Art médiéval, 1912, 338 p. ; vol. 3 : Art renaissant, s. d. 318 p.

[3] Élie Faure, L’Esprit des formes, Paris, éd. Georges Crès et Cie, 1927, 452 p. 

 

 

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